Un peu de douceur dans ce monde de brutes...
Puisque vous avez été plusieurs à réclamer son retour, la revoici la revoilà, l'inusable Yaoli, avec cet autre morceau. Bonne écoute !
Puisque vous avez été plusieurs à réclamer son retour, la revoici la revoilà, l'inusable Yaoli, avec cet autre morceau. Bonne écoute !
La suite, donc, avec quelques photos prises à Lijiang, au Yunnan. Ville atroce, bondée de touristes venus prendre un bol de Chine "authentique". Effectivement, avec son architecture traditionnelle plutôt bien préservée, ses maisons en bois, ses canaux qui serpentent entre les maisons, ses étroites ruelles pavées, Lijiang pourrait être séduisante.
Mais c'est compter sans la horde de touristes en tous genres, qui rendent la ville irrespirable. Au début, on pense que les pires sont les touristes chinois. Bruyants, en groupes, ils semblent se faire une spécialité de se regrouper dans les rétrécissements de rues, sur les ponts, le haut-parleur du guide bloqué sur le volume maximum. En fait, les plus redoutables des touristes sont peut-être toute cette faune occidentale, tous ces aventuriers à la manque, ces globe-trotters désabusés qui, d'un ton faussement décontracté, énumèrent les pays qu'ils ont traversé comme une ménagère raye les emplettes sur sa liste de courses. Ou, pire encore, ceux qui, voyageant depuis un an, font mine de ne pas compter, prétendant, l'air condescendant, que ce qui compte, c'est l'ouverture culturelle, l'échange avec les populations locales. Quand je les vois, ces "aventuriers" qui ne pourraient faire un pas sans leur Lonely Planet, qui se gobergent de leurs propres exploits en affectant l'attitude décontractée du "vrai" routard, qui essaient d'impressionner la galerie tout en ayant l'air de ne pas y attacher d'importance, je me dis qu'il y a des claques qui se perdent. Car ces aventuriers à la manque, s'ils traversent la moitié du globe, errent en fait d'auberges de jeunesse en auberges de jeunesse, y croisant et recroisant les mêmes individus, les mêmes histoires, ces jeunes traders dégoûtés mais pleins aux as, ces assistés soutenus par papa-maman qui trouvent plus cool d'arpenter la Chine et la Thaïlande que de chercher du boulot, ces couples qui trouvent ça follement enrichissant de recroiser tous les soirs dans des dortoirs différents le même type d'individus, les mêmes globe-trotters avec qui ils jouent à comparer leurs exploits l'air de rien... Alors niveau dépaysement, c'est moyen. Cette faune peut cependant être amusante quelques heures, quelques jours pour les plus résistants. C'est tellement agréable, parfois, de parler en anglais avec quelqu'un sans avoir à se demander avec angoisse si, en fait, il n'est pas en train de parler chinois...
Oui mais voilà, tout ça, ces touristes, ces auberges de jeunesse, ces vendeurs de souvenirs, ces artisans, ces colporteurs qui nous harcèlent en insistant sur le fait que c'est vraiment "spécial price for you my friend", sans parler des mémés qui abordent tous les laowai pour leur proposer du shit, ça fait perdre de son charme à la ville...
Heureusement, il reste une bonne partie de la ville "préservée" de la déferlante touristique ou qui, tout au moins, vit à peu près normalement, comme à peu près n'importe quelle ville chinoise. C'est là que, m'aventurant au matin, je suis tombé sur le marché de la ville... Le reste, je vous laisse le découvrir en images, dans l'album "Yunnan". Bonne regardure !
Une circulation anarchique, des travaux qui paralysent la ville, des taxis-kamikazes, la saleté des rues, ça vous dit quelque chose? Eh oui, je ne suis plus à Pékin, mais à Marseille ! Les meilleures choses ayant une fin, j'ai dû rentrer de Pékin, où je n'avais signé que pour un semestre. C'est bien malheureux, mais la suite de mes études m'attend en France. Et puis il faut dire que passer de - 10 à 15°, il y a plus désagréable comme transition. Et qu'après avoir enduré les bus tibétains, 11h d'Air France, c'est de la gnognotte, pour parler vulgairement.
Mais ce blog ne s'arrête pas là. Entre les câbles internet capricieux, la flemme, les hôpitaux chinois, j'ai pris beaucoup de retard, et j'ai encore beaucoup de choses à vous raconter sur Pékin, la Chine, les étudiants chinois... Alors continuez à faire un tour, maintenant que je suis de retour en France, la vitesse de connexion va me permettre d'être plus régulier...
Et pour commencer, chose promise, chose dûe : quelques photos de mon voyage dans la partie tibétaine du Sichuan (ou la partie sichuanaise du Tibet, vous prenez les choses dans l'ordre que vous voulez), en attendant la partie yunnanaise de mon voyage. Donc un petit clic sur l'album "Sichuan", dans la colonne de droite, et c'est parti !
A bientôt pour de nouvelles aventures !
Bon, le moins qu'on puisse dire, c'est que je ne suis pas tres assidu sur mon blog ces jours-ci. Les mises a jour s'y font attendre comme la chaleur se fait desirer a Pekin. Ces derniers temps, j'avais comme excuse la rupture du cable internet chinois; ce serait de mauvaise foi de faire trainer cette excuse en longueur. Oui mais voila, on peut pas dire que je sois chanceux niveau connexions internet.
Car figurez-vous un truc incroyable, au beau milieu du Tibet, les connexions internet ne se trouvent pas sous le sabot d'un yack. Eh oui, je reviens a peine du Tibet, plus exactement de la partie tibetaine du Sichuan. Le vent glace de Pekin n'etait pas assez pour moi, il fallait y ajouter le mal des montagnes , histoire d'avoir plus de fun. J'ai en effet passe quelques jours a Litang, epoustouflante bourgade de l'ouest du Sichuan perchee a plus de 4000m d'altitude, ainsi que pas mal de jours sur la route. Enfin, quand je dis la route, entendons-nous bien : a part au passage des cols les plus difficiles, ou la route est encore a peu pres bitumee, l'essentiel du trajet se fait sur des pistes de terre defoncees d'ornieres, a moitie effondrees dans le precipice, pistes que l'on emprunte a fond de train dans des bus pas specialement de toute premiere fraicheur, le tout en slalomant entre les rochers tombes sur la route, les yacks qui n'ont sans doute rien de mieux a faire, avec passage de cols a plus de 5000, dans des bus tellement bien isoles qu'il neige malgre les vitres fermees...
Cependant, a Litang, on trouve un cybercafe. Oui mais voila, il semblerait que meme au fin fond du Tibet, il ne soit pas possible de trouver un cybercafe qui ne soit pas pris d'assaut par la jeunesse locale, qui vient ici jouer en ligne a World of Warcraft, tchater pendant des heures sur les forums des boys band chinois... Vive la mondialisation! Et quand on trouve finalement un poste libre, qu'on pianote fievreusement dans le froid (ben oui : pourquoi chauffer un local quand il fait - 15 dehors et que, de toute facon, la porte est ouverte? Franchement, on se le demande...), qu'on s'impatiente devant la lenteur de chargement de la moindre page... c'est pour finalement s'apercevoir que, pour quelque obscure raison, overblog n'est pas accessible depuis ce bled...
Je suis a present revenu a la civilisation, la vraie, celle des villes chinoises envahies de touristes, avec restaurants offrant "Amercian brakfeast" (authentique), minorites ethniques en costume traditionnel dansant a l'entree des restaurants pour appater le chaland, artisanat "ethnique" - dont on trouverait les articles dans n'importe quel magasin pour hippie de n'importe quelle ville francaise, et le reste, gravures sur bois, ponchos, chapeaux tibetains, flutes en bambou, foulards de soie, bracelets en jade, pinceaux, tampons, montres Mao, bouddhas en cuivre, elephants en porcelaine... que du bonheur, quoi. Enfin, maigre consolation, enfin une connexion internet digne de ce nom, c'est pas trop tot ! Bientot de retour a Pekin, je vais meme pouvoir m'offrir un double luxe : un clavier azerty, et des potos sur ce blog. Et attention, preparez-vous a l'avalanche, depuis les yacks fouinant les poubelles de Litang a la boucherie canine du marche de Lijiang... De vraies soirees diapos en perspective. C'est-y pas du boneur, ca?
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