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Un peu de douceur dans ce monde de brutes...

Puisque vous avez été plusieurs à réclamer son retour, la revoici la revoilà, l'inusable Yaoli, avec cet autre morceau. Bonne écoute !

 

 

Samedi 21 octobre 2006

Après la Corée du Nord, voilà une petite vidéo en provenance de Chine: une vidéo de propagande relatant le premier essai nucléaire chinois, un vrai bijou : une musique digne de Star Wars, des danseuses, Mao qui fait coucou de la main, un équipement électronique tout droit sorti d'un mauvais Star Trek, et un sous-entendu phallique gros comme le barrage des Trois-Gorges... Un chef-d'oeuvre, dans son genre, même s'il vaut sans doute mieux ne pas trop chercher à savoir ce que sont devenus les soldants qui ont fait office de figurants...

 A bientôt pour de nouvelles aventures!

Par Sylvain - Publié dans : En direct du Frigo-Palace
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Vendredi 20 octobre 2006

A Pékin, le chien, c'est pas rien. Il faut dire, ces braves toutous ont longtemps été interdits: trop bourgeois, le caniche. Hé oui, chacun sait que promener Médor affaiblit l'ardeur révolutionnaire. Et accessoirement, un chien, c'est crado. Mais aujourd'hui, ces interdictions, comme bien d'autres, ont été levées, et les Pékinois peuvent librement laisser batifoler leur chère bébête à poils.

Après les années d'abstinence, le chien est devenu l'objet d'une quasi-hystérie collective, et à chaque carrefour important, on voit des vendeurs de chiot amasser des fortunes devant des jeunes filles qui visiblement aiguisent leur fibre maternelle avec des clébards.

Mais un chien à Pékin, c'est comme une bagnole dans nos campagnes: ça se personnalise. Un exemple de ce tuning bien particulier :

 Alors comme les chiens, ça va bien deux minutes, mais ça me tape sur le système, j'ai décidé de me venger en mangeant du clébard. Et oui, j'ai expérimenté la fondue au chien qui, malgré son nom peu ragoûtant, est pas mal du tout. En gros, on met plein de légumes dans de l'eau bouillante, on rajoute de fines lamelles de chien, et hop! scrountch le chien, qui a en fait un peu un goût de mouton. Alors, clébards de tous poils, fini de rire, et gare à celui que je chope! A bon entendeur...

Par Sylvain - Publié dans : lostinbeijing
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Lundi 16 octobre 2006

Peu de temps après mon arrivée à Beijing, j'ai rencontré Camille, éminente figure de la blogosphère pékinoise, qui a découvert la Chine en 1995, pour étudier à Beida, où je fais moi-même mes premières armes de prof. Ni une, ni deux, nous décidons de nous y retrouver, pour confronter nos impressions et mesurer le temps qui passe dans ce microcosme si particulier qu'est Beida.

Beida (Běijīng Dàxué, Université de Pékin), c'est en effet à la fois l'université la plus prestigieuse, héritière de l'université impériale, mais c'est aussi la plus remuante : la plupart des mouvements qui marquent l'histoire tumultueuse de la Chine sont nés ici: la Révolution culturelle, les manifestations de juin 1989...

Plus modestement, cette vidéo est surtout une déambulation dans le Beida d'hier et d'aujourd'hui. Une déambulation qui dure quand même 24 minutes. Alors lancez l'engin, appuyez sur le bouton pause, allez sortir le chien, et hop! le tour est joué. Bonne regardure!

 

Et pour ceux qui n'en ont pas assez, il y a un nouvel album spécial Beida, juste à droite. Ou pour ceux qui aiment les photos de feuilles mortes, vous pouvez aller faire un tour ici... 

 

Par Sylvain - Publié dans : Brèves de campus
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Samedi 14 octobre 2006

Hier, au Bed, adresse branchée du Pékin expat', avait lieu la soirée de lancement d'Aujourd'huilachine.com, portail d'information créé par Hikari Productions, une boîte de prod audiovisuelle. Tout le gratin de la presse française à Pékin était là: la correspondante de Libé, celle de TF1, etc.

J'ai pu y faire la connaissance d'un très sympathique employé chinois de l'AFP, chargé de vendre les contenus de l'AFP aux médias chinois. Attention, rien de subversif ici: l'AFP vend surtout du contenu relatif au sport ou à la mode, rien de bien sensible...

Ce qui est plus amusant, c'est que ce que fait l'AFP est théoriquement illégal: en effet, Xinhua ("Chine nouvelle"), l'agence officielle, détient en théorie un monopole sur l'information. Il est, en principe, interdit aux médias locaux de diffuser des informations (textes, photos, infographies) fournies par les agences étrangères. Dans les faits, il y a toujours eu une tolérance de la part du gouvernement.

Mais dimanche dernier, comme le rappelle Libé, Xinhua a sonné le rappel à l'ordre, en répétant fermement les interdits: plus question d'utiliser les informations fournies par les agences étrangères, et, évidemment, interdiction de diffuser la moindre information «menaçant l'unité nationale, la souveraineté et l'intégrité territoriale, la sécurité nationale, la réputation ou les intérêts en Chine».

A ce tour de vis, deux explications: d'un côté, le marché chinois de l'information, avec presque 2 000 titres de presse, est juteux, et Xinhua se fait tailler des croupières par Reuters ou l'AFP.  Et puis, évidemment, il faut, pour le pouvoir chinois, resserrer le contrôle de l'information - même si, encore une fois, les nouvelles vendues par l'AFP ne semblent pas avoir de quoi provoquer la colère de messieurs les censeurs...

Mais l'avenir de l'AFP ne semblait pas trop préoccuper ce représentant: sans doute le business deviendra-t-il un peu plus souterrain, en attendant le prochain assouplissement.

Mais visiblement, à l'approche des JO, une des plus importantes sources de revenus de l'AFP consiste à revendre du contenu aux sponsors. Etrange, me dis-je, ces sponsors ne sont pas des médias. Mon interlocuteur me corrige alors: l'AFP vend du "contenu informatif" (quelle expression barbare!) à des marchands de voiture, par exemple (je ne les citerai pas, non mais et puis quoi encore, ils ne me paient pas, moi), qui ensuite utilisent ces photos, par exemple, pour réaliser de jolies plaquettes de com'. Comme quoi, surtout quand on évite tout sujet sensible, la différence entre information et pub est vraiment des plus ténues...

Par Sylvain - Publié dans : Brèves de campus
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Mardi 10 octobre 2006

Comme le signale, plus prompt que l'éclair, Isamu dans son blog, Wikipedia est maintenant en libre accès depuis la Chine, alors que jusque-là, c'était impossible, en raison du Grand Firewall, la "Grande Muraille" électronique édifiée autour de l'internet chinois pour éviter toute consultation de site compromettant pour le régime. On peut maintenant paisiblement consulter sur Wikipedia, sans même avoir à passer par un proxy, les pages concernant juin 1989 à Tien An Men, ou celles sur le Tibet, Fa Lun Gong... 

Quelle mouche a donc piqué la censure chinoise? Les JO, et leurs belles promesses de transparence de l'information, sont pourtant encore loins...

Par Sylvain - Publié dans : lostinbeijing
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