A Pékin, le chien, c'est pas rien. Il faut dire, ces braves toutous ont longtemps été interdits: trop bourgeois, le caniche. Hé oui, chacun sait que promener Médor affaiblit l'ardeur révolutionnaire. Et accessoirement, un chien, c'est crado. Mais aujourd'hui, ces interdictions, comme bien d'autres, ont été levées, et les Pékinois peuvent librement laisser batifoler leur chère bébête à poils.
Après les années d'abstinence, le chien est devenu l'objet d'une quasi-hystérie collective, et à chaque carrefour important, on voit des vendeurs de chiot amasser des fortunes devant des jeunes filles qui visiblement aiguisent leur fibre maternelle avec des clébards.
Mais un chien à Pékin, c'est comme une bagnole dans nos campagnes: ça se personnalise. Un exemple de ce tuning bien particulier :
Alors comme les chiens, ça va bien deux minutes, mais ça me tape sur le système, j'ai décidé de me venger en mangeant du clébard. Et oui, j'ai expérimenté la fondue au chien qui, malgré son nom peu ragoûtant, est pas mal du tout. En gros, on met plein de légumes dans de l'eau bouillante, on rajoute de fines lamelles de chien, et hop! scrountch le chien, qui a en fait un peu un goût de mouton. Alors, clébards de tous poils, fini de rire, et gare à celui que je chope! A bon entendeur...
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