Back in Beijing

Publié le par Sylvain

Ah, ça fait du bien de retrouver Pékin, ses chauffeurs de taxis, son métro bondé, sa pollution, son vent glacial venu de Sibérie, de Mongolie, que sais-je, enfin bref, qu'on ne me fasse pas le coup du réchauffement de la planète, moi je marche pas.
Ci-dessus, une tentative chinois pour faire inscrire le train-couchette parmi les disciplines en vue de 2008. Mais les négociations, au plus haut niveau, sont assez mal parties, les Chinois ayant une avance assez considérable sur le reste de la planète dans (l'éventuelle) épreuve de cracher de graines de tournesol. Affaire à suivre, donc.

Toujours est-il que voilà, mon petit périple s'est achevé. Pas de bol, la soirée diapo, c'est pas pour tout de suite - je sais pas pourquoi, j'en vois qui respirent plus librement, au fond -. Et je vais pas non plus vous faire le récit exhaustif de mes formidables aventures dans des trains-couchettes, des bus-couchettes, des auberges de jeunesse, des bus, des minibus, enfin bref, ça ennuierait tout le monde, à commencer par moi.
Alors je me contente d'un petit bilan chiffré - parfaitement approximatif, mais tant pis pour vous.
 
Donc, ce voyage, c'était :
 - 4 cols à 5000m, franchis dans des véhicules plus que rustiques,
 - 8 types de véhicules différents, de la moto-taxi déglinguée au beau Boeing d'Air China,
 - 96h dans ces moyens de transport, le tout en un peu moins de 2 semaines (eh oui ma brave dame, que le temps passe vite!),
 - quelques milliers de kilomètres parcourus, combien au total, je n'en ai pas la moindre idée, et j'ai toujours été un gros naze en maths alors je vais pas m'amuser à compter...
 - des nuits partagés avec un peu plus de 80 personnes dans des dortoirs, trains, bus, etc. Pfiou, ça fait beaucoup, ça. Et puis faut dire, les bus-couchettes, par exemple, c'est pas exactement le summum de l'intimité...
 - quelques dizaines de globbes-trotteurs rencontrés sur des routes, dans des bus, etc (vous commencez à comprendre - enfin 'espère pour vous). Là encore le chiffre exact me dépasse, en tout cas c'est toujours trop,
 - des centaines de clips chinois et tibétains dans les bus. Et le pire, c'est que j'en arrive à aimer ça...
 - des dizaines de litres de thé, quelques paquets de "nouilles pratiques", et surtout plusieurs dizaines de paquets de clopes inhalés en tabagisme passif ; il faut bien dire que fumer dans le bus-couchette, c'est tellement sympa...
 - des milliards de "hellos", de regards interloqués; bon, rien de nouveau sous le soleil...
 - quelques centaines de yacks, dont quelques dizaines au beau milieu de la route (de préférence derrière le tournant d'une route de montagne, sinon c'est pas marrant)
 - et tout le reste : les toilettes, les nuits passées à cui à cause d'une couverture électrique trop puissante, les vendeurs de chaussettes à bord des trains, les mendiants, les fiers bergers enlaçant (enfin, vite fait) de fougueuses bergères au milieu de steppes immenses dans les clips tibétains,  les poubelles en forme de pandas, les sourires des gens, les embryons de conversations en chinglish mâtiné de tibétain, voire de japonais dans les situations les plus improbables, les coupures de courant, la viande de yack, le mal des montagnes, l'hôpital tibétain... Que du bonheur !
 


Publié dans lostinbeijing

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Camillenchine 04/02/2007 17:14

j'adore la petite musique sur ton blog Sylvain !dis donc t'es un vrai routard vrai de vrai toi ! tu as du en faire de belles photos. Tu vas pas en rester là hein ?  tu vas nous raconter en détails, avec des images et tout hein ?